Le mythe de l'Atlantide

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Message par Area le Mer 11 Fév - 20:51

S’il y a un mythe qui a toujours fait beaucoup parler de lui, et fait rêver aussi, c’est bien celui de l’Atlantide. Et depuis des siècles, il a enflammé les esprits des explorateurs. ¨

Origine du mythe

Le mythe de l’Atlantide est parvenu jusqu’à nous grâce à des écrits nous venant de Platon. Ces ouvrages : Timée ou De la nature et Critias ou De l’Atlantide, ont été rédigés vers 400 av. J.C.

Cependant ces textes font référence à des écrits de Solon, lequel les tenait, disait-il, de prêtres égyptiens.
Citons le fameux Timée: - ” Un jour, voulant engager les prêtres égyptiens à parler de l’antiquité, Solon se mit à leur raconter ce que l’on sait chez les Grecs de plus ancien “. Alors un des prêtres égyptiens, qui était très vieux, lui dit : Vous n’avez dans l’esprit aucune opinion ancienne fondée sur une vieille tradition et aucune science blanchie par le temps. Et en voici la raison. Il y a eu souvent et il y aura encore souvent des destructions d’hommes causées de diverses manières, les plus grandes par le feu et par l’eau, et d’autres moindres par mille autres choses.
Le vieux prêtre égyptien leva le voile sur ce qu’il appelait “la plus grande des destructions opérées par les eaux “, et avance la date de - 9000 ans (ce qui correspond à 11000 ans avant J-C) Voilà ce qu’il dit :- ” Les monuments écrits disent que votre cité (Athènes) détruisit jadis une immense puissance qui marchait insolemment sur l’Europe et l’Asie tout entières, venant d’un autre monde situé dans l’océan Atlantique. On pouvait alors traverser cet Océan ; car il s’y trouvait une île devant ce détroit que vous appelez, dites-vous, les colonnes d’Héraclès.

Cette île était plus grande que la Libye et l’Asie réunies. De cette île on pouvait alors passer dans les autres îles et de celles-ci gagner tout le continent qui s’étend en face d’elles et borde cette véritable mer (…) Or dans cette île Atlantide, des rois avaient formé une grande et admirable puissance, qui étendait sa domination sur l’île entière et sur beaucoup d’autres îles et quelques parties du continent.
Ils étaient maîtres de la Libye jusqu’à l’Égypte, et de l’Europe jusqu’à la Tyrrhénie. Or, un jour, cette puissance, réunissant toutes ses forces, entreprit d’asservir d’un seul coup votre pays, le nôtre et tous les peuples en deçà du détroit. Ce fut alors, Solon, que la puissance de votre cité fit éclater aux yeux du monde sa valeur et sa force. Elle vainquit les envahisseurs, éleva un trophée, préserva de l’esclavage les peuples qui n’avaient pas encore été asservis, et rendit généreusement à la liberté tous ceux qui, comme nous, habitent à l’intérieur des colonnes d’Héraclès.

Mais dans le temps qui suivit, il y eut des tremblements de terre et des inondations extraordinaires, et, dans l’espace d’un seul jour et d’une seule nuit néfastes, tout ce que vous aviez de combattants fut englouti d’un seul coup dans la terre, et l’île Atlantide, s’étant abîmée dans la mer, disparut de même. “


Description

On trouve l’évocation de cette île dans de nombreuses contrées.
Elle est mentionnée sous le nom de Ha Mem Ptah dans les écrits égyptiens. En Afrique des textes des Yorubas l’évoquent également. En Chine, on retrouve mention d’une île mystérieuse où vivait un peuple aux pouvoirs médicaux surnaturels sous le nom de Kun Lun, les Chinois situant cette île de la jeunesse éternelle au-delà de l’océan.
Tous en parlent comme d’une cité idéale et d’un paradis perdu.

Selon Platon, le Dieu de la mer Poséidon et la mortelle Clitô y aurait élu domicile. Ils auraient engendré à cinq reprises des couples de jumeaux qui devinrent les dix rois de l’Atlantide, chacun régnant sur un dixième de l’île. Platon en évalue la superficie totale, selon les mesures modernes, à environ deux millions de kilomètres carrés, soit presque un tiers de l’Australie.

Toujours selon Platon, les Atlantes étaient de taille plus imposante que les hommes de leur temps, et formaient un peuple très puissant mais aussi très sage. Ils avaient instauré un système politique moderne à base d’assemblées et maîtrisaient des techniques particulièrement évoluées. Ils possédaient notamment des vrills, bâtons de cuivre enveloppés de cuir et terminés par un quartz, avec lesquels ils soignaient les malades et accéléraient la croissance des plantes.

Dans le Critias de Platon fait une description paradisiaque de l’île : “Ils avaient à leur disposition toutes les choses nécessaires, qu’on a coutume de fabriquer dans les villes, ou que l’on fait venir des autres pays. Bien que leur empire leur apportât beaucoup de revenus extérieurs, c’était l’île elle-même qui pourvoyait surtout à tous les besoins de l’existence. D’abord, elle leur donnait en plusieurs endroits tous les produits de l’industrie du mineur, tant solide que fusible, y compris quelque chose dont on ne connaît plus aujourd’hui que le nom, l’orichalque, qui était extrait dans différentes parties de l’île, et avait alors davantage de valeur que tout autre métal, après l’or. Ses forêts fournissaient généreusement tous les bois utiles aux charpentiers et aux maçons et faisaient vivre en abondance des animaux sauvages et domestiques; même les éléphants y étaient nombreux. Il y avait de vastes pâturages pour cette bête, la plus grande et la plus vorace, tout autant qu’une abondante nourriture pour les autres créatures qui vivent dans les marais, les lacs et les rivières, et habitent les montagnes et les plaines. Outre cela, la terre portait toutes les substances aromatiques du monde: racines, tiges, cannes, résines sécrétées par les fleurs et les fruits, et elles y florissaient. Quant aux fruits cultivés, les secs qui nous servent de provision…aussi bien que ceux qui nous fournissent à la fois chair, boisson et huile, le fruit des arbres qui fait notre plaisir et notre gaieté, si difficile à conserver, et que nous servons en desserts délicieux qui réveillent l’appétit du plus repu, tout cela était produit par cette île sacrée, baignée par le soleil, merveilleuse de beauté et de richesses inépuisables. Aussi les rois employaient-ils tous ces dons du sol pour construire et embellir leurs temples, résidences royales, ports, quais et domaines. “

Localisation

Certains la situent dans la mer Egée, d’autres près des Açores ou de la Grande-Bretagne, d’autres encore la voient plus loin, jusqu’en mer de Chine.
Dans le Timée, Platon situe l’île mystérieuse au-delà des colonnes d’Hercule, nom antique du détroit de Gibraltar, donc en plein océan Atlantique, face au Portugal et au Maroc. Il en évoque aussi la capitale, Atlantis. De forme circulaire. D’un diamètre de cent stades, environ vingt kilomètres, la ville était composée de cercles de plus en plus étroits. Edouard Brasey qui a consacré un livre entier à l’énigme de l’Atlantide, pense que quelques rares sommets de l’ancienne île engloutie furent malgré tout préservés. Il cite les îles du Cap Vert, les Canaries et Madère ainsi que Bimini et l’archipel des Bahamas.

Edgar Cayce, reconnu actuellement comme un des plus grands médiums de notre siècle, Entre 1924 et 1945, parla très fréquemment de l’Atlantide. Selon lui, l’Atlantide était située entre le Golfe du Mexique d’une part et la Méditerranée d’autre part. Il indiqua que l’on devrait faire des sondages à Bimini et dans les parages du Gulf Stream. Edgar Cayce était persuadé que l’Atlantide allait bientôt refaire surface. En 1940, il indiqua même avec précision qu’on retrouvera les premiers vestiges en 1968 ou 1969.

Or en 1968, le Dr MansonValentine, paléontologue, géologue et archéologue qui ignorait tout de cette prophétie explorait les fonds de Bimini, proche du fameux triangle des Bermudes. Il découvrit un mur cyclopéen, formé de blocs de plus de 15 tonnes, situé à 6 mètres sous la surface de l’océan. Selon lui, ce mur n’a rien à voir avec un assemblage naturel de rochers :les lignes de pierre étroitement encastrées sont droites, parallèles les unes aux autres et se terminent en écoinçon, arrangement impensable dans le cas d’une formation naturelle.

Par la suite, Philippe Cousteau, le fils du célèbre commandant, s’est lui-même rendu sur les lieux avec son équipe et en arriva aux mêmes conclusions que le Dr Valentine : seuls des bâtisseurs expérimentés ont pu tailler à angle droit ces blocs monstrueux et les ajuster parfaitement. Et ces blocs ne sont pas faits de la même roche que leur socle sédimentaire.
Alors, est-ce la découverte d’un des premiers grands vestiges des Atlantes ? La question reste ouverte.

La disparition de l’Atlantide, les causes

Avant tout, il faut relever que la disparition de l’Atlantide suppose plus que la destruction d’une île. L’ampleur des destructions auraient concerné la terre et la fin, pour une longue période, de toute société organisée. Une destruction massive qui aurait eu lieu une fois au moins. Mais de nombreuses traditions penchent pour plusieurs fois. Platon le pensait et la plupart des mythologies aussi. On peut constater que dans de nombreux textes, le sort de l’Atlantide est étroitement lié à un déluge qui l’aurait emporté. Or le déluge représente un mythe fondamental que l’on retrouve dans la plupart des civilisations et des religions. Le principe de base en est toujours le même : une première humanité fut créée par un dieu ou des dieux mais cette humanité sombra dans les vices et les excès et elle finit par disparaître dans un cataclysme naturel. Tout le monde a naturellement en tête le déluge évoqué dans l’Ancien Testament. L’histoire de Gilgamesh, rédigée en caractères cunéiformes dans l’ancienne Sumer au début du IIIème millénaire avant notre ère, possède de troublantes similitudes avec le récit de Noé.

Dans ses Métamorphoses, rédigées au début de l’ère chrétienne, Ovide détaille les 4 âges de l’humanité première : l’âge d’or, l’âge d’argent, l’âge de bronze et l’âge de fer, le plus vil et le pire de tous. Ovide explique que cette humanité corrompue se montra pleine de mépris pour les dieux, passionnée de cruauté et de meurtre ce qui engendra la colère de Jupiter qui décida de condamner le genre humain. Avec l’aide de Neptune, les eaux sortirent de leur cours et engloutirent la terre sous leurs flots.
Chez les Indiens Antis de Bolivie et du nord-ouest du Brésil, les Ipurimas et les Yurukares, on raconte à travers leurs légendes que le monde fut détruit par un déluge au cours duquel les hommes furent emprisonnés dans un sous-terrain.

Dans d’autres légendes indiennes, il est précisé que cette première humanité, infidèle à Dieu était composée de géants nés de grosses pierres. Tout alla d’abord pour le mieux mais après un certain temps, ils commencèrent à s’entre-déchirer. Viracocha, leur divinité décida alors de les anéantir. Certains furent changés à nouveau en statues de pierre et les autres furent engloutis par une grande inondation.
Mais la question qui nous intéresse est la suivante : comment expliquer les étranges correspondances de tous ces récits du déluge sans évoquer la possibilité d’une source commune qui les auraient inspirés ? Si les Indiens d’Amériques, les Sumériens, les Hébreux de l’Ancien Testament et les Grecs de l’Antiquité ont conservé la même mémoire du récit du déluge, on peut émettre l’hypothèse que ce récit leur a été transmis par les mêmes témoins qui pourraient être les survivants de l’Atlantide.
Ce que la Bible souligne, et qui reste encore à méditer aujourd’hui, c’est que la méchanceté des hommes fut la cause du déluge (Genèse 6,5-7). La dernière page du Critias de Platon dit exactement la même chose pour expliquer la fin de la prestigieuse île Atlantide: “Alors le Dieu des dieux, Zeus, qui règne suivant les lois et qui peut discerner ces sortes de choses, s’apercevant du malheureux état d’une race qui avait été vertueuse, résolut de les châtier pour les rendre plus modérés et plus sages… “


Traces d’une ou plusieurs civilisations perdues

En l’état actuel de nos connaissances, il est difficile de savoir si l’Atlantide a véritablement existé. Beaucoup de légendes des quatre coins du monde ainsi que de nombreux indices, nous poussent à le croire mais les preuves tangibles, ayant reçu le crédit des scientifiques sont, pour le moment encore maigres.
Edouard Brasey, au travers de son livre, émet l’idée que lors du cataclysme, les Atlantes ne périrent pas tous. En plusieurs vagues d’émigration, ils seraient partis coloniser les terres de l’Est et de l’Ouest. Mais ils n’étaient plus les glorieux Atlantes de jadis ; la catastrophe qui avait ravagé leur île les aurait ramené brusquement à l’âge de pierre. Toujours selon le même auteur se sont eux qui auraient peint les admirables fresques préhistoriques des grottes de Dordogne. Et ce sont eux qui sous le nom de Cro-Magnons, auraient colonisé l’ensemble de l’Europe et de l’Afrique du Nord. Plus incroyable encore, ce serait eux qui furent les bâtisseurs des pyramides de Guizeh, des temples du Mexique ainsi que des prodigieux mégalithes celtes.

Notre humanité actuelle est-elle issue d’un même peuple, d’une même origine ? Y a-t-il eu plusieurs humanités détruites par des cataclysmes avant notre ère actuelle ? La question est posée.

source : radio son de l’espoir
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