L'Irlande coeur de l'empire Atlante

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Message par Era le Ven 13 Fév - 23:21

NEW GRANGE, 21 DECEMBRE, 4312 AVANT J.C.



Les hommes attendaient dans la pénombre, ils entouraient la vieille femme aveugle, la chamane, celle qui savait. Dans le silence du sanctuaire, ils étaient lovés au cœur même du mystère. Debout, en rond, à vingt mètres de l’entrée, ils scrutaient le long couloir de pierres levées que l’aube sortait de l’ombre. Une haute pyramide creuse de pierres plates en encorbellement s’élevait au-dessus de leur tête et se perdait dans le noir minéral. Trois petites salles flanquaient le cœur du temple solaire. Celle du fond attendait le réveil sacré de la vie. Ils étaient tous anxieux que ne se révèle pas le miracle annuel prévu par les anciens : la renaissance de la nature, le réveil de la vie et ce matin glacé devait en être le signal, tout du moins, c’est ce qu’avait dit la chamane… Elle avait rempli d’eau une vasque de pierre dans la niche du fond faisant face à l’entrée : l’eau de la vie attendait d’être fécondée par la lumière. Le soleil était ce matin l’invité de ce groupe attentif. Viendrait-il encore ? Pourrait-il adombrer l’eau de la vasque ? Fera-t-il revivre la nature endormie une fois de plus ? Afin que tous puissent se nourrir et que les hommes du clan s’emplissent de gratitude.
Un murmure parcouru le groupe, car là bas, dehors, l’aube se levait enfin et la pénombre se laissait déjà pénétrer par la lumière naissante. Par miracle - mais en était- ce un ?- les nuages, omniprésents en cette saison, s’étaient écartés de l’horizon. Soudain, une gerbe de lumière dorée s’engouffra dans la longue lucarne ouverte au-dessus de la porte du couloir de pierres levées, elle vint en caresser les parois, le sol dallé et illumina peu à peu l’ensemble du passage. Les rayons solaires pénétrèrent la matière minérale et
vinrent caresser les pieds nus des hommes. Ils s’écartèrent vivement pour laisser passer le rayon de vie. La vieille femme brandit son bâton de grelots d’os et entonna un chant rauque qui alla rebondir sur les pierres de la voûte au-dessus d’eux. La lumière monta lentement vers la niche et fit étinceler la surface de l’eau : la fécondation sacrée s’opérait. La vie allait enfin renaître, les anciens l’avaient prévu ainsi, ils l’avaient
toujours su. Le crépitement des grelots de la chamane redoublèrent d’intensité, ils levèrent alors les bras vers la pyramide inversée qui les coiffait et, les larmes aux yeux, ils clamèrent leur joie. L’homme qui portait la lance s’exprima enfin :
- Remercions les Grands Anciens pour leur savoir ! Remercions-les d’avoir bâti ce sanctuaire où la vie peut renaître. Ils possédaient la connaissance du mouvement des astres et ils ont capturé les rayons du soleil d’hiver dans ce cœur de pierre. Ils nous ont légué ceci pour nous délivrer de la peur, mes enfants. A partir de ce jour, les nuits vont diminuer, la terre va permettre la germination des graines. Ils sortirent émerveillés de cette colline de terre ornée de pierres blanches. A l’entrée, un long monolithe était gravé de spirales et de volutes sacrées. Dehors, face au soleil levant, ils contemplèrent la cité, les autres temples, les hautes pierres levées et les cercles rituels. Ils savaient que dans tout l’empire se déroulait la même cérémonie et que
s’élevaient les mêmes louanges aux rayons du solstice d’hiver.

D’INNOMBRABLES ATLANTIDES

Depuis le récit de Platon, dans le Critias et le Timée, des milliers de livres ont été écrit sur cette île mythique. De multiples hypothèses ont été avancées sur sa localisation.
Historiens, géographes, scientifiques, tous se sont penchés sur cette civilisation qui aurait disparu dans un cataclysme, au-delà des Colonnes d’Hercule – le détroit de Gibraltar – neuf mille ans avant Platon. La thèse la plus répandue situe l’Atlantide au cœur de l’Atlantique, et on en trouverait des vestiges culturels des deux côtés de l’océan. Les ruines sous-marines de Bimini aux Bahamas et au large de Cuba semblent étayer la
thèse de l’engloutissement, tout du moins, d’une brusque montée des eaux. La date proposée par Platon correspond à celle de la fin de la dernière ère glacière et on sait que le niveau des mers a monté de plus de cent mètres en quelques milliers d’années. Les autres thèses placent l’Atlantide en des lieux très variés : au large des côtes andalouses où l’on a découvert une petite île immergée, l’île Spartel (trop petite pour correspondre aux textes de Platon). Ou bien parmi les îles grecques : à Santorin, une île volcanique qui
explosa il y a trois mille cinq cents ans, engloutissant les trois quart du territoire, rasant les villes et les villages et soulevant une vague géante qui détruisit la civilisation crétoise et dévasta les côtes de la méditerranée orientale. Mais Santorin n’est pas situé au-delà des colonnes d’Hercule… On a situé aussi l’Atlantide au Sahara, à Malte et récemment à Chypre ou même au large de l’Inde où de nombreux vestiges engloutis sont découverts depuis quelques années. Les mythes de déluges et les récits de mondes engloutis se rencontrent dans toutes les cultures et sur tous les continents. Des structures
mégalithiques sous-marines ont même été découvertes jusqu’au large du Japon…(Yonaguni)

ET SI C’ETAIT L’IRLANDE… ?


Une nouvelle thèse vient d’apparaître dans le corpus immense des études atlantéennes : celle d’un scientifique suédois, Ulf Erlingsson, géographe et spécialiste de la cartographie des fonds marins. Après avoir réexaminé les textes de Platon, il en vint à la conclusion que la seule île, située au-delà du détroit de Gibraltar et correspondant à la description de l’Atlantide serait l’actuelle Irlande. Ses dimensions, sa géographie et son histoire inscrite dans ses nombreux vestiges archéologiques, coïncideraient, selon
Erlingsson, à 98,98% à l’Atlantide de Platon. La description même de la cité d’Atlantis serait lisible dans l’architecture mégalithique de l’Irlande ; notamment à travers les monuments de la vallée de la Boyne à l’est de l’île. Platon, selon l’auteur de cette thèse, aurait été au courant de l’existence des monuments et des cités qui couvraient cette vallée, des temples circulaires et des sanctuaires concentriques que l’on peut encore voir sur la colline de Tara et à New Grange, à Knoth et à Dowth ; il s’en serait inspiré pour créer sa description de la capitale Atlantis. Cette région était certainement la capitale d’un empire culturel qui s’étendait bien au-delà de l’île d’Hibernia puisque son rayonnement touchait aussi bien l’Ecosse et ses
îles, l’Angleterre, la Bretagne et toute la côte atlantique de l’Europe jusqu’en Afrique du Nord , pour venir déborder ensuite sur la Méditerranée occidentale. Cela correspond à l’affirmation de Platon selon laquelle l’Atlantide avait envahi et colonisé l’Europe occidentale et menaçait la Grèce. Mais le Philosophe parlait aussi d’un cataclysme qui engloutit corps et biens cette antique superpuissance et en fit disparaître toute trace. Or
l’Irlande et toujours là…Cela ne désarme pas le géographe suédois qui affirme qu’un séisme de grande amplitude, vers 6100 av JC, souleva un raz de marée qui engloutit la fameuse Dogger Bank, autrefois peuplée, et vint frapper les côtes irlandaises dévastant les cités maritimes de l’île . Ce Tsunami demeura alors inscrit dans les mémoires et entra dans la légende ; il serait ensuite parvenu jusqu’aux oreilles de Platon ; mais le cœur de l’Atlantide irlandaise demeura intact et émergé. Son rayonnement culturel
continua d’influencer une grande partie de l’Europe occidentale pendant plusieurs
milliers d’années.
Urf Erlingsson prétend qu’il n’exista jamais d’Atlantide telle que Platon la décrit dans le Timée et le Critias. Le philosophe se serait inspiré de récits de voyageurs antiques qui rapportèrent leurs visites dans d’étranges contrées, bâties de monuments mégalithiques cyclopéens et circulaires qui se dressaient sur le ciel gris d’une grande île loin au-delà des Colonnes d’Hercule. Ces récits habillés de la rumeur d’anciens raz de
marée auraient nourri l’imagination de Platon et donné corps à son Atlantide littéraire.
D’ailleurs, en cette époque reculée, Athènes n’était pas encore sortie de la terre grecque ; elle n’eut donc pas à combattre un quelconque empire Atlante qui la menaçait. C’est ainsi que, pour Erlingsson, l’Atlantide demeure une pure création littéraire inspirée de la réalité mégalithique Atlantique. Signalons que la thèse « britannique » de l’Atlantide a déjà été avancée par le russe Viatcheslav Koudriavtsev en 1996 à travers sa « Théorie de l’Aire Celtique ». Cette localisation du continent de Platon prenait en compte le niveau de la mer au cœur de l’ère glacière qui laissait découvert, et vraisemblablement peuplé, un très vaste territoire
débordant largement la géographie actuelle des îles britanniques.


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Message par Era le Ven 13 Fév - 23:23

L’EMPIRE ATLANTE

Cependant, puisque Urf Erlingsson nous a mis la puce à l’oreille, penchons-nous sur la carte de la civilisation mégalithique européenne : en effet, par ses vastes complexes architecturaux, l’Irlande semble donner l’exemple d’une culture puissante et originale.
Cette grande île atlantique offre un grand nombre de sanctuaires et de lieux sacrés, de tombes monumentales et de grandes pierres levées. L’architecture sacrée repose sur de des ensembles mégalithiques très élaborés : vastes tumuli couvrant salles et allées, cercles de pierres, cairns, sanctuaires concentriques, et forts circulaires, dolmens et sépultures monumentales coiffant le sommet des monts, comme pour atteindre les dieux. La vallée de la Boyne parait être la capitale culturelle de l’île ; à New grange, l’allée mégalithique, recouverte d’un immense dôme de terre, s’est révélée être un temple solaire élaboré, permettant de déterminer le moment des solstices et des équinoxes. La grande coupole de pierres et de terre est un observatoire astronomique non un tombeau ; c’est un instrument scientifique au service d’une civilisation antique dont on a perdu la mémoire et nul ne peut dire la date de sa construction, car les analyses au carbone 14 ne prennent en compte que les matières organiques : os, bois, traces de feu.
Les grandes pierres levées, squelette du dôme, ne sont pas datables. Or ces lieux, dans tout l’empire mégalithique, furent utilisés par les hommes de cultures diverses au cours des millénaires ; ils y laissèrent leurs marques et les traces de leur passage, voire leurs morts. Les celtes eux-mêmes, les derniers venus, n’hésitèrent pas jusqu’à nos jours à utiliser les sanctuaires des Grands Anciens pour y accomplir leurs rituels druidiques. D’anciens lieux d’initiation furent ainsi transformés en tombeaux par des peuples
envahisseurs. Les observatoires mégalithiques furent datés par les ossements qu’on y découvrit mais la date réelle de leur construction se perd dans la nuit des temps. New Grange n’est pas le seule vestige de l’urbanisme sacré de la Boyne Valley ; d’autres dômes se dressent alentour : Knowth renferme quelques rochers gravés sur lesquels on a découvert un plan concentrique qui rappelle étrangement celui d’Atlantis
telle que la décrivit Platon. Cette carte figure aussi sur une grande vasque de granit trouvée dans ce cairn…Erlingsson s’est empressé de superposer la carte de Knowth sur celle de Platon : les deux plans s’ajustent parfaitement. Mais c’est au cœur de l’ensemble architectural de la Colline de Tara, non loin de là, site mythique des Dieux-Rois d’Irlande, que l’on découvre les plus surprenants témoignages de la science
astronomique des ses bâtisseurs : Le cairn T renferme en son coeur un plafond gravé représentant, selon les observateurs, une véritable carte du ciel.
La Boyne Valley semble avoir été le centre de rayonnement d’un véritable empire cultuel qui va nous conduire très loin des rivages battus par les vagues de l’Irlande…Arrêtons nous tout d’abord dans la plaine de Salisbury en Grande Bretagne. Là s’étendait une capitale régionale de la culture mégalithique : Stonehenge nous offre le plus énigmatique observatoire astronomique de l’empire. Cet énorme monument de
pierres taillées s’ouvre vers le solstice d’été ; composé de plusieurs cercles concentriques il constituerait, selon Gerald S. Hawkins, un calculateur de pierre permettant de prévoir les mouvements du Soleil et de la Lune, son architecture serait même en mesure de prévoir les éclipses de Lune. Les vestiges encore présents dans la région : Avebury, Silbury Hill et Long Barrow, laissent supposer qu’il exista là une vaste cité habitée par plusieurs dizaines de milliers d’habitants avec ses prêtres, ses astronomes et ses architectes, ses chefs et ses guerriers ; tous unis au sein d’une structure sociale et politique suffisamment puissante pour mener à bien ces grands travaux : les énormes monolithes qui composent le temple solaire proviennent d’une carrière située à plusieurs centaines de kilomètres du site. Il fallut traverser la mer, grimper quelques collines et franchir des rivières avec des blocs de plus de 4 tonnes pour amener les grandes pierres
bleues à Stonehenge…Qui eut l’audace et la technologie nécessaires pour parfaire une telle œuvre monumentale , dont il ne reste aujourd’hui que le squelette ? A quoi pouvait ressembler ce temple-observatoire une fois achevé ? Le sanctuaire devait être gigantesque puisque le remblai circulaire extérieur a plus de 100 mètres de diamètre. Cette architecture aurait pu aussi inspirer la description d’Atlantis donnée par Platon. D’autre part Stonehenge avait son pendant en Irlande : Ballynahakney, aujourd’hui disparu mais figurant sur une gravure ancienne. Dans les environs, des centaines de tumuli ponctuent la plaine. Ces grands tumuli sont présents jusque dans les îles septentrionales de l’Ecosse, aux Orcades. Mais on rencontre les mêmes structures mégalithiques de l’autre coté de la Manche,
notamment dans la troisième cité de l’empire, au cœur du golfe du Morbihan : Gavrinis.
Sur cette île se dresse le plus beau tumulus d’Europe : 100 mètres de circonférence autour d’une allée couverte de 13 mètres formée de 29 grandes dalles de granit dont 23 sont ornées d’extraordinaires décors en cercles et volutes concentriques rappelant l’art de New Grange en Irlande ; le sanctuaire mégalithique central est lui-même entièrement orné. Ces décorations, gravées dans les piliers du couloir de Gavrinis, ont laissé perplexes les archéologues ; la dernière interprétation avancée leur donnerait une signification géographique : il s’agirait de cartes indiquant les côtes, les collines et les rivières du golfe du Morbihan, ainsi que les gisements de silex.

On pourrait en dire autant de la fameuse « carte du ciel » située dans le cairn T de Tara Hill, qui semble indiquer les différents cairns, tombeaux, villages et sanctuaires de la région à l’époque de son élévation. D’autres grands tumuli ( le Petit Mont) accompagnent Gavrinis et de nombreux mégalithes s’élèvent encore dans la région (près de 500 subsistent en Morbihan) Le plus remarquable d’entre eux gît à terre, brisé en 4 morceaux ; debout, il mesurait 23 mètres au moins et pesait 340 tonnes…la prouesse de l’entreprise n’est pas tant dans son élévation à Locmariaquer, non loin de la célèbre Table des Marchands, mais dans le fait que la pierre fut amenée là sur plus de 12 kilomètres. Les questions qui se posent sont toujours les mêmes : Qui ? Comment ? Pourquoi ?
Il faut signaler aussi la présence , au sud de Gavrinis , d’un double cercle de pierres levées (cromlech) dont la plus grande partie est immergée dans le Golfe, indiquant une montée des eaux de plus de 7 mètres depuis sa construction…
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Message par Era le Ven 13 Fév - 23:23

UNE CULTURE ETRANGEMENT HOMOGENE

Ce qui caractérise l’empire culturel de l’Atlantide irlandaise est l’homogénéité de ses aspects techniques majeurs. La marque de cette antique culture atlantique peut se lire dans l’omniprésence des pierres levées que l’on voit se dresser depuis le nord de l’Ecosse jusqu’aux rivages de l’Afrique du Nord. Parfois solitaires, souvent associées aux grands cercles de pierres, aires rituelles de cultes oubliés, elles culminent dans les vastes alignements énigmatiques que l’on rencontre à travers tout l’empire et dont l’apothéose
se trouve à Carnac en Bretagne : 3000 grandes pierres alignées subsistent sur les 10 000 présentes à l’origine et dont le professeur Alexander Thom à pu déterminer qu’il s’agissait encore d’un vaste observatoire astronomique. D’autres alignements fragmentés, car exploités comme carrières au cours des millénaires, subsistent dans toute l’aire culturelle mégalithique. Cette science perdue connaissait-elle les
mouvements de l’énergie tellurique ? Certains supposent que les menhirs et les grands alignements de pierres dressées avaient pour fonction majeure de réguler les mouvements d’énergie souterraine afin de fertiliser le sol et de régénérer la vitalité des communautés humaines. Les hautes pierres ancrées dans le sol par ces peuples disparus seraient des aiguilles d’acuponcture plantées dans le corps de Gaïa…Les énigmes posées par culture mégalithique atlantéenne nous laisseront toujours sur notre soif. Les manifestations culturelles de cette antique culture surprennent par leur homogénéité sur l’ensemble du territoire de l’empire ; elles ne paraissent pas être l’expression locale de clans isolés ayant eu, par hasard, les mêmes idées en matière d’architecture, d’astronomie, de science, d’urbanisme et de religion. L’observation globale des vestiges rencontrés depuis les îles écossaises jusqu’à Malte laisse entrevoir une source culturelle et politique unique et commune à l’ensemble de ces régions : New Grange, Tara Hill, Stonehenge, Gavrinis, mais aussi la presqu’île de Penmarch’ (Tumulus dévasté de Rosmeur qui culminait à 15 mètres en 1900), les Orcades ou les sites ibériques ainsi que bien d’autres cités atlantéennes sont de même nature ; elles ont le même visage architectural et semblent avoir été conçues dans un esprit commun. Et pour ajouter
encore une pierre à la structure homogène de la culture mégalithique il faut citer la découverte du professeur A.Thom : L’unité de longueur commune à tous les monuments mégalithiques de l’Europe Occidentale, le fameux « yard mégalithique » de 0,8293m…
On peut s’interroger sur les raisons d’une telle unité culturelle au sein d’une région si vaste en des temps sauvages où les communications ne devaient pas être évidentes. Ces peuples étaient ils de grands navigateurs, il faut supposer un pouvoir puissant et centralisé, des échanges constants entre les régions de l’empire, une langue, une politique centralisée. Peut on imaginer une source commune et, si ce n’est l’Irlande elle-même, cela pourrait nous ramener au continent englouti de Platon : l’Atlantide disparue, qui aurait colonisé l’Europe et laissé des bribes de connaissances et de science que des initiés, aidés par de rares survivants du cataclysme, tentèrent de conserver pendant les millénaires qui suivirent. Ce savoir a pu essaimer des deux cotés de l’Atlantique car la tradition mexicaine conserve le souvenir du dieu Axtlan venu de l’est après un déluge dévastateur. En Egypte une autre tradition, reprise par Schwaller de Lubicz et Albert Slosman, donne une origine atlante à la civilisation pharaonique. Ou bien faut-il suivre l’auteur de la thèse de Atlantide irlandaise selon laquelle il n’y eut jamais de continent englouti et pour qui seul l’empire mégalithique issu de la terre d’Irlande, rayonnant sur toute l’Europe atlantique, serait à l’origine du continent
mythique décrit par Platon.
.

LES BASES AVANCEES DE L’EMPIRE ATLANTE.

Platon nous raconte que la puissance atlante avait conquit une grande partie de l’Europe occidentale ; nous remarquons en effet la présence d’une culture homogène de l’Ecosse au Maroc. Le philosophe ajoute que la flotte atlante vint menacer la Grèce et s’engouffra en Méditerranée orientale. Si ce récit repose sur quelque vérité historique on peut alors considérer l’île de Malte comme la base avancée de l’Empire en Méditerranée, en bouclant stratégiquement l’entrée de sa partie occidentale. Au sud de la Sicile, Malte renferme la plus imposante concentration de temples mégalithiques complexes de l’aire atlantéenne. Etrangement, on ne rencontre de tels monuments ni en Sicile, ni en Calabre, ni en Afrique du nord. Ces temples mégalithiques, par quelque mystérieux dessein de l’Histoire, se sont concentrés sur cette petite île stratégique…Les monuments de Malte, de structures alvéolaires, elliptiques ou circulaires, furent élevés bien avant les pyramides et offrent toutes les caractéristiques des temples atlantiques. Ils nous rappellent Stonehenge par leurs énormes pierres taillées (jusqu’à 20 tonnes) et se sont révélés, à l’instar de New Grange et de bien
d’autres temples atlantiques, être des calendriers astronomiques de grande précision destinés à déterminer les solstices et les équinoxes ; ainsi en est il dans les sanctuaires de Mnajdra et de Hagar Qim. Le visiteur se retrouve, à Malte, dans la même atmosphère culturelle que dans la vallée de la Boyne, dans la plaine de Salisbury, à Gavrinis ou dans les Orcades ; avec cependant un degré de plus dans la complexité de l’architecture monumentale des temples solaires maltais. La filiation atlantique des sanctuaires de Malte est mise en évidence par l’utilisation du fameux yard mégalithique découvert par Thom : 0,83m, commun à tous les monuments de l’empire. Cette unité de mesure universelle s’applique donc aussi aux temples de l’île méditerranéenne comme elle s’applique à Stonehenge et à New Grange…L’origine culturelle des temples de Malte est elle l’Irlande, ou le continent mère : l’Atlantide mythique ? Une découverte récente pourrait apporter un élément de réponse : le 31 Octobre 1999, une équipe de plongeurs dirigée par le Dr. Hubert Zeitlmair découvrit le sanctuaire sous-marin de Gebel Gol-Bahar, immergé par 19 mètres de fond et situé à trois kilomètres au large de la cote orientale de Malte . Des photos aériennes ont révélé la présence d’un temple circulaire, formé de trois cercles de pierres, édifié sur une plateforme artificielle de 900 mètres de longueur. D’autres structures semblables à celles de la terre ferme auraient été identifiées autour de ce sanctuaire immergé. Graham Hancock, lors de ses propres enquêtes à Malte, révèle aussi la présence de temples immergés en différents endroits. Il suggère un violent raz de marée qui aurait dévasté l’île en des temps reculés et une élévation du niveau de la mer faisant remonter l’édification des bâtiments immergés à la dernière ère glacière, 10000 années av JC. C’est-à-dire à l’époque Atlante proposée par Platon. De toute manière, la datation des temples mégalithiques encore présents sur l’île est impossible car seuls les
résidus organiques sont susceptibles d’être soumis aux tests de Carbone 14 ; s’ils sont contemporains des temples immergés, la date de leur construction devrait être reculée de plusieurs milliers d’années.
Les temples sous-marins de Gebel Gol-Bahar, de structure circulaires semblables aux temples irlandais et atlantiques, sont-ils des vestiges de l’Atlantide de Platon, bâtis sur une des bases avancées de l’empire ? Les fouilles sous marines prévues dans l’avenir répondront peut être à notre attente.

BIBLIOGRAPHIE :
Nathaniel Harris: Heritage of Ireland. (Checkmark books)
O’Kelly: New Grange ( Cork)
Graham Hancock: Civilisations englouties. (Pygmalion)
Ulf Erlingsson: Atlantis, from a geographer perspective.
Fernand Niel : Stonehenge. ( R.Laffont)
Gerald S. Hawkins: Stonehenge decoded (Souvenir press)
Anton Misfud: Malta, echoes of Plato island (Prehistoric society of Malta)
J.D. Evans: The prehistoric antiquities of Malta; (University of London)
Pierre Méreaux: Carnac, une porte vers l’inconnu. (Laffont)
Jean Markale : Carnac et l’énigme de l’Atlantide (Pygmalion)
Guy Gandon : Les secrets révélés du Golfe du Morbihan (ACM éditions)
Michael Poynder : PI in the sky (the Collin press)
Nombreux sites internet sur les mégalithes en Irlande, à Stonehenge, en Bretagne,
Gavrinis, Carnac, et à Malte
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